Le design se mêle-t-il du journalisme ?

L’image du reporter qui doit se débrouiller seul, loin de sa rédaction avec très peu de moyen de communication s’est très rapidement estompée avec l’arrivée des nouvelles technologies. Le solitaire a peu à peu cédé du terrain à un journaliste qui tend vers le mouvement Geek. La littérature ne suffit plus.

La technique, au sens propre du terme, est indispensable. Le web et, avec lui, les nouveaux outils transforme le journaliste, en un narrateur, designer de contenu journalistique, selon le directeur de la prospection de France Télévision dans la revue « Journaliste Designer ».

La revue « Journaliste Designer ».

Quoi de mieux qu’un visuel pour attirer l’oeil du lecteur ?

Ce n’est pas internet en tant que tel qui a attiré les nouvelles formes de graphisme vers la journalisme. Le coupable c’est le smartphone. Il offre un nouveau support, plus petit et plus interactif qui tend vers une nouvelle forme de narration. Et les autres supports suivent.

La presse écrite, en particulier les magazines, s’emparent du graphisme en apportant des dessins créés sur des logiciels. Le web évidement, mais aussi la télévision, à l’image de Désintox, une courte vidéo animée insérée dans le magazine 28 minutes sur Arte.

Photographies, infographies, courtes vidéos et même quelques films d’animation… tout est bon pour relayer une information. Et surtout déclencher le clique sur les réseaux sociaux. Les médias sont en majorité inscrits sur Twitter.

Et les visuels leur permettent d’avoir une meilleure visibilité. La concurrence est rude. La presse quotidienne régionale s’y met aussi, avec des services web et des community manager qui se chargent de la relation avec les internautes. L’idée de Toile de Tim Berners-Lee en prend tout son sens. 

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