L’économie de la presse numérique

Avec l’exemple de «Figaro Lettres»,  le journal diversifie l’utilisation de son application de lecture payante. Les actionnaires mettent l’accent sur l’attention du lecteur. Contrairement aux médias concentrés sur le web, comme Médiapart, les journaux papier proposent des contenus web, mais doivent réussir à différencier leurs deux contenus pour vendre. Cette démarche économique leur permet de maintenir le lecteur sur le site pour augmenter son temps de lecture. L’audience reste au coeur des démarches commerciales des actionnaires. Avec l’audience, le journal convainc les annonceurs. Grâce aux annonceurs le journal perdure et évite d’être déficitaire. 

60% des lecteurs d’article de presse en ligne lisent sur tablette ou téléphone portable, contre 40% sur ordinateur.

Etre racheté par un groupe de presse, ou aider par un géant américain : c’est la réalité de l’économie de la presse. Plusieurs raisons expliquent l’emballement récent de cette course au gigantisme. À commencer par le faible coût de l’argent – et des médias eux-mêmes. «Les médias intéressent d’autant plus les investisseurs aujourd’hui qu’ils sont peu chers et ont un potentiel de développement élevé, estime Dominique Augey, professeur d’économie à l’Université d’Aix-Marseille. Face à la masse d’informations qui circulent sur Internet, les médias reconnus sont considérés comme des références importantes. Ils ont une marque, qui a retrouvé de la valeur, en particulier avec la perspective du développement du numérique.»

MODIFICATION DE LA PRESSE

Suite à la généralisation de l’information sur Internet, les médias sont obligés de changer. La course à l’audience créée des situations ou le journal n’est plus le seul à compter. « Le Figaro » agrège l’audience de sites de conjugaison (Le conjugueur), de météo marine (marine.meteoconsult) ou d’événements culturels (Evene), qui est aussi un recueil de citations et de proverbes. En savoir plus sur www.lemonde.fr
Aujourd’hui, la concurrence dans le monde des médias est omniprésente et protéiforme. Dans son « Innovation Report« , le New York Time (NYT) se trouve 7 concurrents : pure players, réseaux sociaux, applications, portails, médias de niche, médias traditionnels, médias étrangers.

The Full New York Times Innovation Report by Amanda Wills, Mashable

Le monde des médias a connu un bouleversement de la publicité : avec le native advertising, la muraille de Chine entre les informations et la publicité est tombée.

À l’heure du Big Data, les données sont devenues un terrain d’enquête journalistique à part entière. Elles nécessitent un savoir-faire particulier, qui n’est pas toujours partagé dans l’ensemble des rédactions.

UNE AUTRE ALTERNATIVE

Grâce à l’utilisation d’internet, les médias se diversifient et essayent de trouver des éléments adaptables entre leur ligne éditoriale, leur époque et leurs lecteurs. Pour autant le manque de financement de la presse se fait ressentir. Baisse de la vente des journaux papier, difficultés de financements .. De nombreux acteurs extérieurs, majoritairement des entreprises/entrepreneur à gros capital, proposent leurs services. Le géant Google a investi 60 millions d’euros sur trois ans dans un fond dédié aux projets innovants de presse et compte l’étendre au niveau européen avec 150 millions d’euros.

Dans une continuité, Facebook met à disposition de la presse un lieu de publication sur son réseau social, « Instant Articles ». Résultat mitigé si l’on en croit le seul journal français a s’y être osé. Pour Le Parisien, il est question du lien brisé entre le média et ses lecteurs, celui-ci n’étant pas redirigé vers le site de l’organisme de presse. Le second point concerne la visibilité des articles sur le réseau social, « on voit un petit éclair sur les images mais ça n’incite pas les gens à cliquer et Facebook, en tous cas aujourd’hui, ne pousse pas cette fonctionnalité-là. » Pour Georges Sanerot les plateformes sont à la fois des partenaires, et des compétiteurs, car ils sont eux aussi des capteurs de valeur. Avec eux, les médias sont dans la coopération, la compétition et la vigilance.

 

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